L'organisation inter-gouvernementale pour la conservation du saumon atlantique, OSCAN en français et NASCO en anglais, a obligé les états membres dont fait partie la France à classer ces rivières à saumon vis-à-vis du risque d'extinction selon des critères imposés.

Pour l'obtenir, l'association a du saisir le tribunal administratif de PARIS et patienter jusqu'aux ultimes heures de la clôture de l'instruction où l'État s'est enfin exécuté sous la menace d'une condamnation avec astreinte.

Télécharger ici le classement des rivières à saumon françaises.

Chacun pourra vérifier le statut "officiel" du statut de conservation des saumons de sa rivière favorite. Le résultat pour l'Adour, la Nive, et les deux gaves d’Oléron et de Pau, il fallait s'en douter, ressemble à une réponse de Normand, sans cotation et avec ce commentaire ambigu "À définir. Évaluation depuis 2016 : risque modéré". Tout est fait pour ne pas inquiéter la pêche professionnelle. Par contre, juste à côté où il n'y a pas de pêche professionnelle comme la Nivelle et la Bidassoa, le risque d'extinction est explicitement reconnu....

 

En conclusion, en rendant un classement inachevé pour le seul bassin encore soumis à la pêche professionnelle et en bloquant sa diffusion depuis deux ans, le comportement de l'administration est cousu de fil blanc, idéal pour protéger les pêcheurs professionnels au filet dérivant dont elle est le meilleur avocat. Son comportement valide une nouvelle fois le bien fondé de la saisine de la justice au moindre défaut de communication. N'empêche qu'il reste consternant puisqu'il est aux antipodes de ce qu'il conviendrait qu'il soit pour avancer dans la bonne direction.